La grande famille des sapeurs-pompiers se déchire pour des histoires de sous dans le 01

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La grande famille des sapeurs-pompiers se déchire pour des histoires de sous dans le 01

Message  Ramz' le Mar 1 Fév - 18:59


En urgence, les représentants des anciens se sont réunis hier pour faire face aux propositions des syndicats / Photo Olivier Leroy

Pour récupérer 1,5 million d’euros et permettre des embauches, trois syndicats de pompiers ont proposé au conseil général de supprimer l’allocation de vétérance versée à 3 200 anciens. Qui aujourd’hui voient rouge


« On n’a jamais vu ça. Ici, on a tous à un moment ou un autre défendu notre métier, les pros comme les volontaires. On peut comprendre, qu’ils aient des soucis et on peut même se mettre avec eux pour les aider, mais là, leurs propositions sont inacceptables. Ce qui arrive est insupportable. »

En réunion extraordinaire hier matin, interloqués et remontés, les anciens sapeurs-pompiers de l’Ain se demandaient bien si la fameuse « grande famille des sapeurs-pompiers » existait encore. La raison de leur courroux était posée sur la table devant eux. Un tract cosigné par les représentants des syndicats CFDT, CGT et SNSPP, relatant leur rencontre avec Rachel Mazuir, président du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours) et du conseil général. Ils y expliquent que, pour faire face à la situation préoccupante - départs en sous-effectifs, doublement des engins pour une même intervention…- et pour permettre le recrutement d’au moins dix sapeurs, deux pistes sont à envisager. C’est la première qui a mis le feu aux poudres. Les organisations syndicales proposent que, « conformément à la loi, soit supprimée l’allocation de vétérance (environ 450 euros par an et par sapeur) pour les CPINI -centre de première intervention non intégrés- jusqu’alors prise en charge par le Sdis. Une mesure qui permettrait, selon eux, d’économiser 1,5 million d’euros.

« Cela consiste à déshabiller Pierre pour habiller Paul, lance le colonel Daniel Ory leur porte-parole. C’est opposer les différentes catégories les unes contre les autres. Déjà ce chiffre de 1,5 million me semble exagéré.» Et la mesure ne serait pas anecdotique, puisqu’elle toucherait 3 200 personnes et, à terme, 3 050 actifs d’aujourd’hui. Et l’ancien patron des pompiers de France de faire un peu d’histoire. Quand la départementalisation a eu lieu, cette prise en charge avait, selon lui, permis de sauver les CPI. « Les communes n’auraient pu payer cette allocation et c’est comme ça qu’on a encore 208 CPI aujourd’hui. Ce choix avait été fait à l’unanimité. Si on accède à ce choix, c’est signer l’arrêt de mort des CPI. Les communes ne peuvent remplacer le Département. Elles ne soutiendront plus leur CPI. » Quant au volet d’une possible illégalité de ce versement évoqué par les syndicats, les anciens le balaient d’un revers de manche. « Ces dispositions ne sont pas illégales, si les conventions actuelles ne sont pas assez précises, on peut régler ça en trois semaines pour les réactualiser. »

Révoltés, les anciens sapeurs-pompiers préviennent. « On n’hésitera pas à se mobiliser. On vient d’alerter aujourd’hui les maires des communes concernées et on va rencontrer Rachel Mazuir. On n’a pas l’intention de se laisser déshabiller… »

Oui, il y a bien quelque chose de cassé dans la grande famille des sapeurs-pompiers de l’Ain.

Olivier Leroy
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